La reussite de l entreprenariat avec BGE au coworking
- servanneregent
- il y a 3 jours
- 4 min de lecture

Stéphane tu assures une permanence BGE au coworking de Beaune, peux-tu te présenter ?
J’ai un parcours assez « original », donc on va essayer de faire simple !
Après des études en Langues Étrangères Appliquées au Commerce et Aux affaires (jusqu’à décrocher ma Maîtrise LEA), j’ai commencé ma carrière professionnelle en tant que commercial, dans différents secteurs d’activité. Mais après quelques années, j’ai eu envie d’autre chose…
Un chemin qui m’amena vers une reprise d’études sur le tard (à 30 ans passés) (avec à la clé un Master 2 en Gestion des Ressources Humaines et Droit Social). Mais ce n’était pas encore la bonne piste. Ce dont j’avais vraiment envie, c’est de créer mon entreprise. C’est là qu’a germé l’idée originale de la reconversion en boulangerie-pâtisserie.
Comment s’est faite cette reconversion ?
À la suite d’un bilan de compétences, la piste d’un métier manuel est ressortie assez clairement. Mais le point de départ de l’aventure, c’est l’attrait pour la viennoiserie. Je me suis renseigné sur le métier, les diplômes exigés, les formations… un parcours du combattant de près de deux ans. En parallèle, j’ai retravaillé, notamment comme conseiller à France Travail, avant de me lancer dans un CAP pâtisserie.
Au cours de cette année d’apprentissage, j’ai vite réalisé que ce ne serait pas suffisant pour maîtriser les différents aspects du métier. J’ai donc rempilé pour une deuxième année (Mention Complémentaire), puis une troisième avec un CAP boulangerie.

C’est à ce moment-là que tu rencontres BGE ?
Oui, exactement. Je cherchais une boulangerie à reprendre localement et après plusieurs visites, j’ai rencontré (un peu par hasard) BGE. On a étudié ensemble les différentes pistes : certains projets n’étaient pas viables, d’autres auraient demandé un investissement trop important et d’autres pas encore sur le marché. J’allais devoir attendre… et c’est à ce moment-là qu’un poste s’est ouvert chez BGE. Je me suis dit « pourquoi pas ? ». Être utile à d’autres porteurs de projets en poursuivant mes démarches en parallèle. Après moultes rebondissements, mon propre projet a finalement abouti en 2019, avec un lancement en janvier 2020… en plein COVID.
Une période particulière pour entreprendre…
Oui et non. Avec la tête dans le guidon, on ne réalise pas vraiment ce qu’il se passe. Car le quotidien d’artisan était resté le même. Une sorte de métro / boulot / dodo (mais en beaucoup plus intense). C’est après deux ans d’activité, lorsque j’ai revendu l’entreprise au boulanger que j’avais recruté - quand j’ai enfin pu prendre du recul – que j’ai pu analyser l’impact de cette crise. France Travail et BGE m’ont alors recontacté et je suis retourné dans l’accompagnement en tant que conseiller- formateur BGE. Il y a 4 ans (déjà)…
Sur quel territoire interviens-tu ?
J’interviens sur les secteurs de Dijon et de Beaune.
Quel est ton rôle au sein de la permanence BGE de Beaune ?
J’y accueille des demandeurs d’emploi et des salariés en reconversion qui ont un projet de création ou de reprise d’entreprise. Chez BGE, on intervient à chaque étape du projet : de l’émergence de l’idée – ou même de l’absence d’idée – jusqu’à l’entreprise déjà installée qui souhaite se développer.
Mon rôle consiste à proposer un accompagnement global : conseil, orientation, formation, via différents dispositifs.
En fonction de la personne, de son projet, de son niveau d’avancement et de ses besoins, on va flécher vers le ou les dispositifs les plus adaptés, afin de créer un parcours cohérent.
Pourquoi est-ce important de se faire accompagner en amont ?
Cela ne garantit évidemment pas la réussite, mais ça permet d’éviter beaucoup d’écueils. Il est aussi essentiel de savoir s’entourer des bonnes personnes. Chez BGE, on pose les bases, on apporte un cadre, on guide, on outille, mais on reste des généralistes. On invite toujours les porteurs de projet à se rapprocher des experts : experts-comptables, notaires, avocats, financeurs, assureurs, partenaires spécialisés…
Et puis il y a une réalité forte : l’isolement du chef d’entreprise. Pour y répondre, on met en place des actions collectives comme le BGE Club ou d’autres évènements, pour créer du lien entre entrepreneurs. La reussite de l entreprenariat est multifactorielle!
Pourquoi avoir choisi le coworking pour cette permanence ?
On ne peut pas s’enrichir en restant seul chez soi ou simplement en regardant des vidéos sur YouTube. Le collectif est essentiel. C’est un lieu qui permet justement aux entrepreneurs de se rencontrer, d’échanger entre eux et de collaborer.
On porte donc le même message !
Concrètement, comment se déroule la permanence ?
Avec ma collègue Mathilde, nous sommes présents deux jours par semaine à Beaune, avec un format et une fréquence qui peut bien sûr évoluer en fonction des besoins de nos entrepreneurs et de nos partenaires.
Pour finir, quelle est ta définition de la réussite ?
S’il n’y en avait qu’une… !?! Je combinerais 2 citations :
« L’échec est le fondement de la réussite » (Lao-Tseu).
Car envisager l’échec comme une opportunité de se perfectionner vous donne l’occasion de le transformer en un pas vers votre succès futur !
« La plus grande gloire n’est pas de ne jamais tomber, mais de se relever à chaque chute » (Nelson Mandela).
Car la résilience est le meilleur allié des créateurs et entrepreneurs.
En conclusion: "Fais-le, ou ne le fais pas. Il n'y a pas d'essai" (reconnaîtra qui peut la référence).

Pour en savoir plus : https://www.bge.asso.fr/



Commentaires